École & apprentissages

6e : le bilan de cette première période scolaire

Les vacances de la Toussaint sont là ! L’occasion de faire un premier bilan de cette rentrée de sixième pour Alyss. Après plusieurs semaines au collège, nous commençons à trouver notre rythme, aussi bien pour l’organisation du quotidien que pour les devoirs et les révisions. Et contrairement à ce que certains pouvaient prédire, tout ne se passe pas si mal !

Une organisation qui fonctionne pour préparer le sac de cours

C’était l’un des points qui me préoccupait le plus à l’approche de la rentrée : comment permettre à Alyss de préparer seule son sac de cours, sans que cela devienne une source de stress supplémentaire ? Finalement, nous avons trouvé une organisation qui lui convient !

À la maison, nous avons une bibliothèque Kallax (vous verrez que je l’appelle encore souvent Expedit !). J’ai commandé deux inserts comprenant chacun quatre étagères, ce qui nous permet d’attribuer un emplacement à chaque matière. Pour le moment, je n’ai même pas mis d’étiquettes pour les identifier. Alyss a simplement retenu l’ordre dans lequel ses matières sont rangées. Et puisque cela fonctionne parfaitement ainsi, nous n’allons surtout pas changer cet ordre !

Voici comment nous avons organisé ses étagères :

  • Français
  • Mathématiques
  • Histoire-géographie-EMC
  • Anglais
  • Une étagère libre pour l’espagnol, qui arrivera l’année prochaine
  • Sciences
  • Physique-chimie
  • Éducation musicale
  • Arts plastiques
  • Une dernière étagère libre pour stocker les pochettes transparentes ou le latin si elle demande cette option (sa sœur va grincer des dents 😜).

Chaque matière a donc sa place et Alyss sait où retrouver ses affaires. Résultat : elle prépare désormais son sac toute seule. De mon côté, je me contente de vérifier derrière elle que tout est prêt pour le lendemain. Et depuis la rentrée, nous n’avons rencontré aucun problème ni aucun oubli !

Une petite victoire qui fait du bien, pour elle comme pour moi. L’objectif n’est pas de tout faire à sa place, mais de lui donner les outils nécessaires pour gagner en autonomie. Et là, je trouve qu’on est pas mal. Vous en pensez quoi ?

Les résultats

Passons maintenant aux résultats scolaires. Ce début de sixième n’est pas la catastrophe annoncée par son enseignante de CM2, qui ne démordait pas de l’idée d’une orientation en SEGPA. Pour preuve, la petite pique figurant sur le bulletin scolaire du second semestre qui est même restée en travers de la gorge des professionnels qui accompagnent ma fille. Et je suis sympa, je ne rapporterai pas les termes employés par ceux qui ont lu son bulletin. De mon côté, c’était trop vulgaire pour être dit ici.

Cette orientation avait été décidée par l’école dès la fin du CM1, alors même que les difficultés d’Alyss étaient connues depuis le CE1. Pourtant, elle n’a réellement pu bénéficier de la présence d’une AESH individuelle, des aménagements nécessaires et de son traitement qu’à partir de la rentrée de CM2.

Il me semble important de rappeler une chose : avant de dire qu’un enfant n’est pas capable, la moindre des choses est de faire ce qu’il faut pour lui en donner les moyens et de lui laisser une chance. Raison pour laquelle, soutenue par les professionnels qui suivent Alyss, j’avais sollicité un maintien en CM2, refusé par l’équipe éducative au motif de « ça ne servira à rien » accompagné du petit sourire moqueur qui va avec.

Les difficultés d’un enfant ne disparaissent pas parce qu’on met en place des aides. Mais ces aides peuvent justement lui permettre de montrer ce qu’il est capable de faire, malgré ses troubles.

Aujourd’hui, Alyss bénéficie de la présence d’une AESH individuelle 16 heures par semaine (le jugement stipule « 16 h minimum », mais on reste manifestement au minimum prévu) et des aménagements prévus pour répondre à ses besoins. Dans certaines matières où elle ne dispose pas de l’accompagnement d’une AESH, notamment les mathématiques et la physique-chimie, elle ne s’en sort d’ailleurs pas si mal.

En CM2, elle bénéficiait de 16 heures d’accompagnement individuel, auxquelles s’ajoutaient 8 heures grâce à la mutualisation. Elle dispose donc aujourd’hui de moins d’heures d’accompagnement qu’en primaire, alors même que les exigences du collège sont plus élevées.

Ce premier bilan montre qu’il est possible d’avancer, à condition de tenir compte de ses difficultés et de lui permettre de travailler dans des conditions adaptées.

En physique-chimie, la rentrée a été un peu particulière. Le professeur était absent depuis la rentrée et il a fallu attendre plusieurs semaines avant qu’un remplaçant soit finalement trouvé.

Après son premier cours avec ce nouvel enseignant, Alyss m’a expliqué qu’elle avait eu du mal à recopier le cours du tableau sur sa feuille. Elle m’a également confié que, pendant qu’elle écrivait, elle n’arrivait pas à écouter les explications données par le professeur.

Avec ses troubles neurovisuels, recopier le cours au tableau lui demande beaucoup de temps et d’énergie. C’est ce qu’on appelle la double tâche : son attention étant mobilisée par la copie, elle ne peut pas se consacrer pleinement aux explications données en parallèle.

J’ai donc sollicité le professeur pour savoir s’il était possible de mettre les cours à disposition sur l’ENT ou en photocopie, comme prévu dans son PPS, ou de lui permettre d’utiliser sa réglette scan, conformément aux préconisations de son orthopédagogue. L’idée était de voir avec lui quelle solution pourrait convenir au mieux, aussi bien à Alyss qu’à lui.

En attendant, Alyss prend son cours sur un brouillon. À la maison, je recopie son cours dans son cahier pour qu’elle puisse l’utiliser lors de ses révisions. Ce n’est pas toujours simple : certains mots sont difficiles à déchiffrer, il manque parfois des informations et Alyss ne fait aucune distinction entre les titres et le reste du texte.

Malgré ces difficultés, elle obtient actuellement 13 de moyenne dans cette matière. Elle apprécie d’ailleurs beaucoup son professeur, qu’elle trouve très sympa et qui, selon elle, aide les élèves en difficulté pendant les évaluations.

Je fais au mieux avec ce dont je dispose. Ce n’est pas parfait, mais finalement, pour l’instant, on ne s’en sort pas trop mal !

Des révisions adaptées à ses troubles

Heureusement, nous avons aussi des choses qui fonctionnent bien !

Alyss bénéficie toujours du soutien de son orthopédagogue. Cet accompagnement l’aide énormément, notamment pour mettre en place des méthodes de travail adaptées à ses troubles. L’objectif est de lui permettre de mieux comprendre comment apprendre, mémoriser et s’organiser.

De mon côté, pour les révisions à la maison, je continue d’utiliser les astuces mises en place l’année dernière, avec quelques nouveautés.

L’idée n’est pas de lui faire relire plusieurs fois son cours en espérant que tout finisse par rentrer. Nous essayons plutôt de rendre les notions plus accessibles, de varier les présentations et de vérifier ce qu’elle a réellement retenu.

Des évaluations blanches pour cibler les difficultés

Cette année, j’ai ajouté une nouvelle étape à notre méthode de révision.

Avant de commencer à retravailler une leçon en vue d’une évaluation, je cherche sur Internet des exemples de contrôles portant sur les notions étudiées. Je lui en fais réaliser un sans aide, afin de voir ce qu’elle est capable de restituer seule, notamment dans les conditions où elle ne peut pas bénéficier de la présence de son AESH. Ce petit test écrit me permet d’observer plusieurs choses : ce qu’elle a retenu, ce qu’elle maîtrise moins bien et le temps dont elle a besoin pour réaliser les exercices.

À partir de là, nous pouvons cibler les révisions. Inutile de passer un temps considérable sur une notion qu’elle connaît déjà : nous nous concentrons vraiment sur ce qui n’est pas acquis ou qui reste fragile.

Une fois ce travail effectué, je lui propose une deuxième évaluation, différente de la première et trouvée elle aussi sur Internet. Cela permet de changer la présentation des exercices et de vérifier si elle a compris les notions, plutôt que de simplement mémoriser les réponses du premier test.

Jusqu’au jour de l’évaluation, nous continuons ensuite à revoir les notions nécessaires sous forme de cartes, de fiches à scratch (je vous en parle dans mon prochain article) ou de jeux.

Cette façon de faire nous permet de mieux utiliser notre temps de révision, tout en évitant de lui faire reprendre systématiquement l’ensemble du chapitre alors qu’une partie est déjà acquise.

En conclusion, un premier bilan encourageant.

Alyss a compris que lorsqu’elle travaille régulièrement, elle est capable de réussir. Et puis, il faut dire qu’elle est tellement challenge, que j’ai trouvé l’astuce 😁

Nous avons mis en place un tableau comparatif entre ses notes et celles de sa sœur. Son objectif ? L’écraser à plates coutures ! 😂 Comme elle connaît les notes de sa sœur pour chaque évaluation, elle veut tout simplement obtenir davantage qu’elle. Alors forcément, ça la motive !

Pour ces vacances, nous allons donc prendre le temps de souffler un peu, mais aussi continuer à réviser régulièrement sous forme de jeux et fiches à scratch. Parce que si Alyss laisse les leçons de côté trop longtemps, elle perd rapidement ce qu’elle a appris et tout sera à reprendre à la rentrée. L’idée n’est pas de transformer les vacances en école à la maison, mais de maintenir les acquis tranquillement, sans attendre la veille de la rentrée pour s’y remettre.

Et vous, comment gérez-vous les révisions pendant les vacances scolaires ? Vous faites une vraie coupure ou vous préférez entretenir régulièrement les acquis de vos enfants ?

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